• Requiem (série, 2018)

    Crédit photo et vidéo : Netflix, BBC one

    Résumé : Après le suicide de sa mère, une jeune femme (Matilda), découvre des indices troublants sur l'origine de ce geste désespéré. Elle décide de partir avec un ami dans un village du Pays de Galles pour faire la lumière sur cette tragédie. Mais là bas, elle se heurtera à des secrets jalousement gardés et des forces probablement surnaturelles...  

     

    Requiem est un polar fantastique qui instaure assez rapidement une atmosphère énigmatique et angoissante, surtout après le décès de la mère de Matilda et le départ de l'enquête sur les causes de ce suicide.

    La bourgade galloise où Matilda et son compagnon vont se rendre constitue une vraie publicité touristique pour la région tant elle regorge de paysages envoûtants.

    Le scénario est magnifié par ce village très fermé aux étrangers où chaque habitant préfère garder précieusement son lot de secrets à l'abri du monde extérieur. Entre énigmes réelles, enquête policière et surnaturel potentiel, tout est fait pour que le spectateur y perde son latin.

    L'actrice Lydia Wilson (alias Matilda) tient sûrement là l'un de ses rôles majeurs après quelques incursions sur le petit écran, notamment dans Hystéria (film, 2013) et un épisode de Black Mirror. (voir sa filmographie ici)

    Un bel étalage de savoir faire cinématographique que cette série britannique, traduite en VF mais qui ne dénombre pour l'instant que 6 épisodes pour la première saison. La fin du 6ème épisode (et fin de la saison ?) m'a un peu déçu, comme si la couleuvre était trop dure à avaler...Mais le spectateur jugera de lui-même.

    MA NOTE GENERALE : 6,5/10

     

     

     

     

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  • Hard (Série, 2008)

    Crédit photo et vidéo : La Parisienne d'Images, CANAL +

     

    Résumé : Sophie, quadragénaire BCBG, découvre que son mari (décédé brutalement) lui avait caché sa véritable activité : il dirigeait une industrie du X qui commençait à péricliter. Contre toute attente, Sophie va se décider à reprendre cette société qui lui a été léguée et va tomber amoureuse d'un hardeur...

    Une fois n'est pas coutume, je déterre une série de 2008...

    Une série assez savoureuse dans un milieu méconnu du grand public. L'humour et l'esprit dépassent largement le cadre de la vulgarité que l'on pourrait prêter facilement au thème.

    Le ton, très cru, envoie gaiement valser tous les normes sociales à la poubelle pour nous parler du business des goûts et des couleurs de Monsieur et Madame tout le monde en matière de sexualité.(...) Stéphane Wojtowicz est absolument impayable tant il incarne à la perfection l'archétype du réalisateur de ce genre de film.

    Natacha Lindinger est surprenante et pleine de vie dans son rôle de la bourgeoise éprise de "Roy la Poutre" (appréciez le surnom !). Sous contrainte financière pour élever ses enfants, elle n'aura d'autre choix que de toute apprendre du milieu du hard afin de faire prospérer l'entreprise de son défunt mari.

    Une série pleine de fraicheur qui représente une belle invitation à la tolérance et au respect de la sexualité de chacun, tout en nous préservant du pire. ("les scènes hard" sont représentées de manière soft et elles sont souvent très risibles car caricaturales)

    C'est rapide (format de 25 minutes), incisif et revigorant. Un rayon de soleil pour cinéphile ouvert d'esprit.

    MA NOTE GENERALE : 6,5/10

     

     

     

     

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  • Crédit Photo et vidéo : NETFLIX, CHANEL 4

    Résumé : Deux adolescents en quête de sensations fortes fuguent de leurs foyers familiaux respectifs. L'un est un tueur en série en herbe, l'autre une idéaliste convaincue et anticonformiste...

    Il y a un peu de Bonnie and Clyde dans cette série qui sort du lot par son humour noir. De quoi s'évader, explorer d'autres lieux, partir à la rencontre de personnages extrêmement variés dont la moralité est à géométrie variable.

    "The end of the F***ing World" se trouve être un road-movie adolescent assez salé, qui regorge de personnages affriolants et de situations qui bousculent les conventions habituelles.

    "Les voix off" des deux personnages principaux n'en apportent que plus de piquant en nous plongeant de temps en temps dans la tête de ces deux jeunes complètement azimutés aux besoins souvent ambivalents.

    En tête de proue, il  y a donc ce grain de folie constant, savamment entretenu par une bande sonore particulièrement éclectique et toujours parfaitement adaptée au contexte.

    La soif perpétuelle de liberté de ces deux adolescents paumés en finit par tourner à la quête spirituelle, devenant ainsi un spectacle de choix devant lequel l'on ne peut rester totalement indifférent.

    MA NOTE GENERALE : 6/10

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  • Génération War (Série, 2013)

    Crédit photo et vidéo : ZDF

     

    Résumé : Le quotidien de cinq jeunes allemands (deux femmes et trois hommes) qui se promettent des retrouvailles un an plus tard pendant la seconde guerre mondiale...

     

    Une mini-série (3 épisodes) dont l'idée de base est très originale :  nous dépeindre certains aspects de la seconde guerre mondiale sous le prisme de jeunes allemand(e)s très liés par l'amitié. Entrainante et quelquefois très rude, cette histoire nous fera suivre l'itinéraire d'une infirmière derrière le front, d'une chanteuse (qui use de son charme auprès du régime) et de son petit ami juif, ainsi que de deux frères engagés dans une compagnie d'infanterie allemande sur le front russe.

    Premier point, primordial, ces jeunes allemands ne sont pas particulièrement intéressés par la politique et se bornent à croire les informations qui leur sont délivrées par la propagande nazie. Autrement dit, ils laissent l'impression d'être entrainés dans une sorte de spirale infernale.

    Seconde observation, l'alternance entre ces cinq tranches de vie est suffisamment régulière pour que les épisodes puissent quand même plaire aux deux sexes. C'est un avantage indéniable est une rareté sur le petit écran, car cette période sombre est souvent représentée par des films/séries versant uniquement dans un genre particulier (romance, guerre, espionnage et plus rarement le fantastique).

    Les états d'âme des personnages sont représentés sans excès de sentimentalisme, et quand ils le sont, les urgences du quotidien reprennent systématiquement le dessus : ces personnes affrontent manifestement la dure réalité de la guerre avec un sens aigu des responsabilités, qu'ils soient dans la croix rouge ou l'infanterie.

    Les amateurs de films de guerre apprécieront les scènes de combat (saisissantes de réalisme). Les autres se réjouiront sans doute d'une romance en toile de fond, du suspens âprement ménagé, de la grande variété des personnages et des scènes de tournage. De quoi tomber en admiration devant tant de bonnes volontés cinématographiques.

     MA NOTE GENERALE : 8/10

            

     

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  • Electric Dreams (série, 2017)

    Crédit photo et vidéo : Channel 4, Amazon vidéo

    Résumé : Cette coproduction anglo-américaine adapte au petit écran des nouvelles de science fiction de Philippe K. Dick (auteur bien connu des amateurs du genre).

     

    Lancés par un générique envoûtant (voir ci-dessous), les épisodes de cette série de science-fiction sont assez irréguliers d'un point de vue qualitatif.

    Ce qui est surtout susceptible de décevoir, ce sont les touches finales d'une bonne partie de ces épisodes, qui, sans vouloir en dire plus, nous laissent un petit goût d'inachevé dans la bouche.

    En sus, le fil narratif est assez lent, ce qui est largement compensé par le très grand soin apporté à la conception des scènes, sans compter la présence de guest-stars qui "mouillent la chemise" et crédibilisent fortement l'ensemble.

    Autre caractéristique que l'on peut, au choix, aimer ou détester, l'omniprésence du kitsch dans les décors ou l'habillage des acteurs (assez logique finalement puisqu'il s'agit de l'univers SF des années 60 de l'auteur des nouvelles, Philip K. Dick).

    Je tire mon chapeau aux concepteurs qui ont eu le mérite de vouloir se lancer dans cette adaptation, sachant qu'elle allait forcément nécessiter un budget conséquent.

    Dans tous les cas et même si certains épisodes peuvent être jugés décevants (en comparaison d'autres qui sont très relevés), Electric Dreams est une série qui porte bien son nom et qui fera travailler notre imagination à plein régime.

    MA NOTE GENERALE : 6,5/10

     

     

     

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