• Bodyguard (Série, 2018)

    Crédit photo et vidéo : BBC, NETFLIX

     

    Synopsis : C'est l'histoire d'un type qui se trouve dans un train avec ses deux enfants en bas âge...Mais pas n'importe pas quel train, puisqu'il est visé par un attentat terroriste, et pas n'importe quel type, puisqu'il s'agit du sergent David Budd, chargé de l'escorte de hautes personnalités. Propulsé sous les feux de la rampe malgré lui, il va être promu à la protection du ministre de l'intérieur. 

     

    De la tension permanente et des intrigues finement amenées sur le buffet de cette série qui cartonne outre-Manche. (voir cet article ici.)

    Le succès n'est pas pour autant assuré chez "les frenchy", mais il en prendrait le chemin que cela ne m'étonnerait guère au vu de ses qualités indiscutables.

    Les connaisseurs et les cinéphiles chevronnés se souviennent très certainement qu'un film du même nom était sorti en France en 1992, avec dans les rôles principaux Kevin Kostner et Whitney Houston.

    De mémoire, le film n'était pas mauvais mais cette série (qui n'est pas du tout inspirée du film) élève encore un cran plus haut notre aperçu du métier de garde du corps en explorant même d'autres aspects de celui-ci dans les sphères politiques.

    Le succès de cette série doit beaucoup à la personnalité de ce garde du corps, qui est un ancien combattant d'Irak (encore un au cinéma, me direz-vous) et qui porte encore les stigmates physiques et psychologiques de cette campagne.

    L'acteur Richard Madden (Série Games of Thrones dans le rôle de Roob Stark, 2011-2013) joue remarquablement ce personnage discret et très professionnel qui se bat pour conserver un tant soit peu son rôle de père après une séparation encore douloureuse.

    Ajoutez à cela qu'il ne partage pas forcément toutes les idées et les façons de procéder de sa patronne, et vous voyez déjà le dilemme de la loyauté qui pointe le bout de son nez.

    Les intrigues se déroulent sans à-coups, entrecoupées de scènes d'action justement dosées, tandis que notre dévoué garde du corps prend progressivement conscience du milieu de squales dans lequel il a mis les pieds.

    Si vous aimez les thrillers, les romans d'espionnage, l'action et les ressorts psychologiques, foncez sans tarder. De mon point de vue, Bodyguard a tenu toutes ses promesses par son scénario léché, ses scènes d'action d'une incroyable justesse et l'exposition régulière de ses personnages à des crises intérieures.

     

                                                        MA NOTE GENERALE : *7,5/10

     

    *ADDITIF : NOTE PORTEE A 8,5/10 APRES VISIONNAGE DU FINAL

     

     

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    Barry (Série, 2018)

    CREDIT PHOTO ET VIDEO : HBO

     

    Résumé : Ancien combattant en Irak, Barry est un tueur à gages qui doit exécuter un énième contrat. Mais celui-ci ne va pas se passer comme prévu... La rencontre d'une troupe de théâtre va faire germer en lui une sorte de révélation et une possibilité de reconversion.

     

     

    Barry est un personnage vraiment atypique, qui emprunte à mon avis à deux personnages clés de films et de séries consacrés à des tueurs mythiques du petit écran. Le premier, c’est Léon, auquel il ressemble par son côté dépressif et solitaire de tueur à gages, qui, à bout de souffle, va découvrir une nouvelle vie possible au contact de nouvelles personnes.

     

    Deuxième source d’inspiration majeure, et non des moindres, le très regretté Dexter auquel il pique la ruse, les méthodes sans bavure et les capacités d’adaptation à n’importe quel environnement. Et même s’il se distingue de Dexter parce qu’il tue pour exécuter des contrats et non pas pour assouvir un besoin, le résultat final est équivalent : il suscite un fort capital sympathie auprès du grand public par le simple fait de devoir «liquider» des sales types.

     

    Dans Barry, les pires criminels sont des abrutis finis qui nous font rire malgré eux par leur stupidité et leurs accumulations de bévues.

     

    Le sel de cette série tient aussi à la fraîcheur de Sally (Sarah Goldberg, ci-dessous), actrice ratée devant l’éternel, et qui s’accroche encore et toujours à son rêve de devenir actrice malgré les épreuves.

    Barry (Série, 2018)

    Extrêmement touchante dans ce rôle d’élément déclencheur pour Barry, elle lui servira aussi de guide idéal dans ce monde inconnu du théâtre, lui prodiguant mille conseils avec beaucoup de patience et d’attention.

     

    L’humour est très second degré, et ce à tous les niveaux (On tape volontiers sur le milieu du banditisme, de la police, de la production cinématographique) et l’on parvient finalement à trouver son compte devant cette satire relativement bien faite de la société moderne.

     

    MA NOTE GENERALE : 6,5/10

     

     

     

     

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    Hannibal (Série, 2018)

    Crédit Photo et vidéo : NETFLIX

     

    Résumé : Will Graham est profiler pour le FBI, mais son attrait pour les sérial killers l'amène a être très perturbé psychologiquement. Pour tenter de sortir de cet état émotionnel instable, il va devoir compter sur un psychiatre : Hannibal Lecter.

    Tout le monde ou presque connaît le silence des agneaux (1991). C'est un film mythique qui a marqué son époque.

    Bien plus tardivement, deux autres films inspirés de ce succès mondial ont suivi dans les salles obscures : dragon rouge (2002) et Hannibal Lecter les origines du mal (2007).

    En 2013, c'est au tour de la série Hannibal de reprendre le flambeau, inspirée du très célèbre personnage Hannibal Lecter.  Souvenez-vous des films, Hannibal Lecter n'était pas qu'un psychopathe cannibale avec un côté précieux et cultivé. Selon ce portrait psychologique cinématographique, il pouvait, suivant les circonstances, se montrer très rusé, affable et manipulateur.

    La difficulté majeure de cette série résidait dans le fait de de trouver la perle rare pour incarner Hannibal. Ne perdons pas de vue non plus qu'il fallait au moins tenter de recréer l'atmosphère étouffante des films, tout en étant capable d'innover et de dépoussiérer quelque peu ces glorieuses sources d'inspiration.

    Le verdict est pour moi évident : la série Hannibal est largement digne des films. Elle s'inscrit même dans la continuité de ces films d'un point qualitatif, du moins de ce que j'ai pu en voir dans la toute première saison.

    Elle doit surtout cette grande réussite à l'acteur Mads Mikkelsen (ci-dessous), qui ne pouvait pas mieux incarner ce tueur en série.

    Hannibal (Série, 2018)

    C'est comme si Hannibal Lecter, conservant toutes ses travers légendaires, devenait d'un seul coup consultant sur la psychiatrie pour... le compte du FBI.

    Le scénario est bien plus ouvert de cette manière, et il peut laisser libre cours à de nombreux développements, d'autant qu'un profiler plutôt perturbé psychologiquement (Hugh Dancy, ci-dessous) se mêle à la partie dans des enquêtes qui s'accumulent sur des tueurs en série (en général un seul par épisode).

    Hannibal (Série, 2018)

    Inutile de préciser qu'au vu de certaines scènes sanguinolentes, cette série ne me parait pas adaptée aux mineur(e)s ou aux personnes sensibles.

    D'autres acteurs tels que Laurence Fishburne (Matrix pour son rôle le plus emblématique) et Gillian Andersson (que l'on ne présente plus depuis X Files) se mêlent au bal, c'est dire si cette série a su attirer du beau monde.

    Le plus difficile sera sans doute de conserver ce niveau d'exigence sur toute la durée des saisons.Un coup de maître, au moins sur la première saison.

    MA NOTE FINALE (saison 1 et 2) : *7,5/10

      *Additif : la saison 3 est particulièrement décevante, elle hérite de la note de 5,5/10

     

     

     

     

     

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  • Maniac (Série, 2018)

    Crédit photo et vidéo : NETFLIX

    Résumé : Une jeune femme et un jeune homme qui connaissent de gros problèmes psychologiques/sociaux vont se rencontrer par hasard lors de tests pharmaceutiques pour lesquels ils seront rémunérés...Le hic, c'est que le programme auquel ils vont être soumis est géré par un ordinateur émotionnellement instable, que les responsables des équipes médicales ne sont eux-mêmes pas très équilibrés psychologiquement...

    Rendez-vous au royaume de la bizarrerie avec cette série NEFLIX. Il est déjà très difficile de situer l'époque dans laquelle se déroule cette série...Disons qu'elle devrait logiquement se dérouler dans les années 80 vu  les costumes et les décors, mais des années 80 incluant le clou technologique de l'intelligence artificielle.

    Un monde parallèle, dirons-nous, et c'est bien ce qui fait le plus gros de son charme. Avec dans les rôles principaux, l'acteur Jonah Hill (première image ci-dessous) dont le physique rappelle vaguement Kevin Costner ainsi qu'Emma Stone (ci-dessous), qui joue le rôle d'une jeune femme très perturbée psychologiquement par la mort de sa soeur.

    Maniac (Série, 2018)

    Maniac (Série, 2018)

    Ces deux personnages jouent le job de "cobaye" à merveille dans cet univers complètement farfelu où vous ne pouvez finalement disposer d'aucun repère du monde que nous connaissons. C'est relativement plaisant à regarder sans être jamais spectaculaire (faites l'impasse sur les images de synthèse ou les effets spéciaux) et tout cela ne repose finalement que sur l'impression du téléspectateur, qui peut opérer facilement un rapprochement entre ses petits travers psychologiques et ceux des personnages.

    Reste que la loufoquerie est, à mon goût, un peu trop poussée à son comble, surtout au niveau du caractère des personnages. Après avoir visionné 7 épisodes de cette première saison, il faut reconnaître que ce trip psychédélique est assez vivifiant, essentiellement par la grâce de ces deux acteurs.

    MA NOTE GENERALE : 6/10

     

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  • Résumé : dans les années 30, le commissaire Rath est muté de Cologne à Berlin, au sein du service des moeurs de la police allemande. Avec l'aide du lieutenant Bruno Wolter et de la sulfureuse Charlotte Ritter, il va se lancer dans une enquête au sujet de la production de films pornographiques émanant de la mafia russe.

    Le générique est troublant et possède un charme désuet, que certains compareraient sans doute à ceux de séries les plus connues des années 60 (chapeau melon et bottes de cuir, le prisonnier sont les premières qui me viennent à l'esprit) vu le penchant affirmé pour les couleurs kitsch et les formes géométriques imaginatives.

    Difficile d'estimer le degré de réalisme de cette série qui est censée représenter l'atmosphère de Berlin dans les années 30, mais il faut reconnaître qu'elle est profondément captivante, surtout si l'on a un petit faible pour l'histoire et les intrigues policières/politiques.

    Les costumes et les décors ont vite fait de nous convaincre, surtout lorsque des acteurs comme Volker Bruch (rappelez-vous la Mini-série Génération War dont vous pouvez lire ma critique ici) ou encore Liv Lisa Fries (Alias Charlotte Ritter, voir ci-dessous) jouent à ce niveau d'interprétation.

    Babylon Berlin (série, 2017)

    Complots, crimes et conspiration s'entremêlent des lieux mondains aux endroits infréquentables, et ceci au nez et à la barbe de la police allemande, elle même à la merci d'un pouvoir politique parfois dépassé ou corrompu jusqu'à la moelle.

    Une série allemande de toute beauté, qui explore les profondeurs d'une société en pleine décomposition, où aucun personnage n'est toujours tout blanc ou tout noir, et où tout le monde cherche à tirer son épingle du jeu...à ses risques et périls. De la haute voltige cinématographique, tout simplement. Bravo.

    MA NOTE FINALE : 7,5/10

     

     

     

     

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