• Realive (film, 2018)

    Crédit Photo et vidéo : Arcadia Motion Picture  

     

    Résumé : Marc a la trentaine et vient d'apprendre qu'il est atteint d'un cancer incurable qui ne lui laisse qu'un an à vivre. Parallèlement, la médecine fait quelques progrès notables dans la cryogénisation. Pariant sur le fait que les scientifiques parviendront à réanimer un corps entier, il accepte d'être cryogénisé après sa mort. Bien des années plus tard, il devient le tout premier homme cryogénisé revenu à la vie, et découvre que tout ne se déroule pas comme il l'avait imaginé.

     

    Le synopsis laisse présumer un énième film sans intérêt particulier sur la cryogénisation. Le mythe de la vie éternelle a la dent dure, et il n'est pas interdit qu'un jour, les progrès scientifiques parviennent à ce point ultime : cryogéniser un corps entier pour le réanimer en temps voulu. 

    C'est un thème classique et récurrent du cinéma (souvenez-vous d'Hibernatus avec Louis De Funès).

    Ce film a la particularité de poser d'excellentes questions sur le sens d'une vie à travers les yeux de son personnage principal, Marc Jarvis. Nous le suivons pas à pas, de l'annonce de son cancer jusqu'à sa décision de se faire cryogéniser jusqu'à "sa renaissance", bien longtemps après. 

    Le talent de Tom Hughes (Alias Marc Jarvis) est de parvenir à nous intéresser dès le départ à l'histoire de ce type, qui, en pleine fleur de l'âge, apprend que sa vie va s'arrêter dans un an. Cette phase d'acceptation de la maladie est parfaitement dépeinte, tout comme le processus qui le mène à envisager la cryogénisation.

    Les qualités de ce film éclatent ensuite naturellement à l'écran, comme une fleur qui s'ouvre. Il n'y pas de gadgets technologiques exubérants dans le monde où se réveille Marc Jarvis, mais juste de l'anxiété, de la souffrance et des interrogations. 

    Le choix du mouvement des caméras est opportun à chaque fois, les dialogues sont parfois à la limite du mystique mais tellement enivrants que l'on en oublie totalement l'absence d'action. 

    Un film vraiment pétri de qualités, à commencer par l'exceptionnelle qualité de son fil narratif, qui nous pousse dans des retranchements psychologiques permanents.  

     

    MA NOTE GENERALE : 8,5/10

     

     

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  • Sobibor (film, 2018)

    Crédit photo et vidéo : Cinema Production, Fetisov Illusion, Karoprokat

     

    Résumé : l'histoire vraie de prisonniers du camps de concentration de Sobibor qui parvinrent à s'évader en 1943.

     

    La révolte de ces prisonniers à déjà fait l'objet de nombreuses adaptations cinématographiques sous différents formats (films, téléfilms) aux fortunes diverses.

    Difficile de restituer parfaitement le degré de cruauté et d'inhumanité qui devait régner dans ce camp, mais ce film réussit à nous dépeindre cette atmosphère malsaine et morbide dès les premières minutes.

    La suite est bien moins prenante et le scénario s'éteint lentement, du fait notamment du manque de charisme de ses acteurs (à part Christopher Lambert, tous les personnages allemands sont des caricatures) et de son côté trop politiquement correct et prévisible.

    Les futurs évadés ne sont pas très squelettiques et semblent, pour une large majorité, en très bonne forme physique et psychologique malgré cet enfer au quotidien.  Exit les émotions intenses qui auraient dû être les composantes majeures de ce genre de film, la personnalité et le passé des détenus étant survolés.

    L'aspect psychologique est lui aussi peu présent (à part quelques formes de sadisme du côté allemand, la ressenti des prisonniers est passé sous silence et n'est que brièvement effleuré)

    Le final est tout juste passable : lestée par une bande sonore soporifique et assez mal cadrée, cette évasion est très loin du spectacle que l'on était en droit d'attendre.

    Du coup, l'on se demande si le réalisateur n'a pas voulu tout bonnement se conformer à l'histoire sans jamais vouloir s'en écarter, quitte à rendre son film peu attractif aux yeux du grand public.

    Je n'ai pas pu résister à l'envie de faire quelques recherches historiques... N'y aurait-il pas aussi quelques imprécisions historiques au passage ? (nombre d'évadés de 300 selon Wikipédia et 500 selon ce film)

     

    MA NOTE GENERALE : 6/10

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  • True détective (série, 2014)

    Crédit Photo et Vidéo : HBO

    Résumé : Deux anciens inspecteurs (Rust Cohle et Martin Hart), interrogés par leurs confrères, dévoilent leur chasse à l'homme pour retrouver un tueur en série qui sévissait en 1995 en Louisiane.

    De la bonne vieille enquête à la "Columbo" sur un territoire de chasse vaste et rural.  Les deux détectives s'opposent constamment dans leurs méthodes d'investigations et leurs conceptions du monde, tant et si bien que cela donne des dialogues irrésistiblement caustiques.

    Il y'a assez peu d'action mais l'intérêt de cette série est ailleurs : c'est assez intéressant de voir ces anciens enquêteurs chevronnés confier les secrets de leurs petites vies à leurs collègues (affaires internes, FBI ?) tout en dévoilant des pans entiers de leurs investigations sur un meurtre qui a défrayé la chronique dans une bourgade paisible il y'a bien des années.

    Il faudrait être sans coeur pour ne pas se prendre d'affection pour eux ou ne pas les plaindre pour le rôle qu'ils endossent...Ce ne sont, au final, que des fusibles prêts à sauter s'ils ne trouvent pas le coupable dans les temps impartis définis par leur supérieur.

    En dévoilant leurs états d'âme à différents stades de l'enquête, ils démontrent aussi la rudesse de leur métier. Bien des questions fourmilleront dans la tête de ceux qui pousseront la porte des premiers épisodes. Qui peut bien être le tueur ? comment le trouveront-ils ? pourquoi ces inspecteurs sont-ils questionnés par leurs collègues aussi longtemps après ?

    Ma foi, tout cela est bien bavard, pas forcément toujours palpitant mais suffisamment intriguant pour que l'on ait envie d'en découvrir toujours un peu plus. Une série qui a sans conteste un charme suranné.

     

    MA NOTE GENERALE :   * 7,5/10

    *Note pour la 1ère saison .

     

     

     

     

     

     

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  • Hostel 3 (Film, 2011)

    Crédit photo et vidéo : RAW NERVE, STAGE 6 FILM, RCR MEDIA GROUP

     

    Scénario : Après une soirée où l'alcool à coulé à flots, un groupe d'amis venu fêter un enterrement de vie de garçon de à Las Vegas  s'inquiète du sort de l'un d'entre eux qui ne donne plus signe de vie.

     

    Dans cette suite, les bases horrifiques d'HOSTEL demeurent les mêmes, à quelques variantes près. Pour faire simple, il s'agit pour le spectateur de faire connaissance avec quelques personnages clés avant qu'ils ne soient enlevés pour satisfaire l'esprit sadique de quelques personnes fortunées.

    Cela donne constamment un état de choc émotionnel ("Mon dieu, mais que fais-je ici ?", ndlr) de la part des personnes victimes de ces enlèvements qui se retrouvent subitement enfermées sans connaître leurs tristes sorts.

    Ce petit rappel effectué sur le fil directeur, passons au contenu...Un contenu bien trop indigeste, disons-le ouvertement.

    Les personnages majeurs sont caricaturaux, peu sympathiques et pas très bien interprétés. Les invraisemblances, trop nombreuses, viennent pourrir le plancher du scénario, tandis que les scènes horrifiques sont beaucoup trop rares et peu inventives.

    A force de tâtonnements, cette réalisation tendrait même vers le film d'action par inadvertance.

    Hormis peut être une scène, rien n'est fait pour que les amateurs du genre y trouve les quelques frissons du premier opus. 

    Le final accouche, tant bien que mal, d'une certaine leçon de vie (Sans spolier outre mesure, celui qui jette un boomerang en l'air doit s'attendre à un retour). A déconseiller au moins de 16 ans, bien entendu.

     

    MA NOTE GENERALE : 4/10

     

     

     

     

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  • Bodyguard (Série, 2018)

    Crédit photo et vidéo : BBC, NETFLIX

     

    Synopsis : C'est l'histoire d'un type qui se trouve dans un train avec ses deux enfants en bas âge...Mais pas n'importe pas quel train, puisqu'il est visé par un attentat terroriste, et pas n'importe quel type, puisqu'il s'agit du sergent David Budd, chargé de l'escorte de hautes personnalités. Propulsé sous les feux de la rampe malgré lui, il va être promu à la protection du ministre de l'intérieur. 

     

    De la tension permanente et des intrigues finement amenées sur le buffet de cette série qui cartonne outre-Manche. (voir cet article ici.)

    Le succès n'est pas pour autant assuré chez "les frenchy", mais il en prendrait le chemin que cela ne m'étonnerait guère au vu de ses qualités indiscutables.

    Les connaisseurs et les cinéphiles chevronnés se souviennent très certainement qu'un film du même nom était sorti en France en 1992, avec dans les rôles principaux Kevin Kostner et Whitney Houston.

    De mémoire, le film n'était pas mauvais mais cette série (qui n'est pas du tout inspirée du film) élève encore un cran plus haut notre aperçu du métier de garde du corps en explorant même d'autres aspects de celui-ci dans les sphères politiques.

    Le succès de cette série doit beaucoup à la personnalité de ce garde du corps, qui est un ancien combattant d'Irak (encore un au cinéma, me direz-vous) et qui porte encore les stigmates physiques et psychologiques de cette campagne.

    L'acteur Richard Madden (Série Games of Thrones dans le rôle de Roob Stark, 2011-2013) joue remarquablement ce personnage discret et très professionnel qui se bat pour conserver un tant soit peu son rôle de père après une séparation encore douloureuse.

    Ajoutez à cela qu'il ne partage pas forcément toutes les idées et les façons de procéder de sa patronne, et vous voyez déjà le dilemme de la loyauté qui pointe le bout de son nez.

    Les intrigues se déroulent sans à-coups, entrecoupées de scènes d'action justement dosées, tandis que notre dévoué garde du corps prend progressivement conscience du milieu de squales dans lequel il a mis les pieds.

    Si vous aimez les thrillers, les romans d'espionnage, l'action et les ressorts psychologiques, foncez sans tarder. De mon point de vue, Bodyguard a tenu toutes ses promesses par son scénario léché, ses scènes d'action d'une incroyable justesse et l'exposition régulière de ses personnages à des crises intérieures.

     

                                                        MA NOTE GENERALE : *7,5/10

     

    *ADDITIF : NOTE PORTEE A 8,5/10 APRES VISIONNAGE DU FINAL

     

     

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