• Premières Vacances (film, à l'affiche actuellement)

    Crédit Photo et vidéo : NJJ entertainment, Le Pacte, C8 Film

     

    Résumé : Marion et Ben se rencontrent par l'intermédiaire de Tinder. Dès le lendemain de leur rencontre, Ben propose à Marion de partir avec lui en vacances en Bulgarie... Ils vont faire ce voyage ensemble malgré les réticences de leur entourage. 

     

    Deux conceptions diamétralement opposées des vacances à l'étranger s'opposent frontalement avec ce couple dont les aspirations et les modes de vie divergent profondément.

    Les dialogues sont "cash" et souvent évocateurs du quotidien de beaucoup d'entre nous en vacances : ils font souvent mouche émotionnellement parlant quand ils ne nous rappellent pas certaines de nos habitudes.

    Jonathan Cohen brille de mille feux dans cette comédie en jouant à merveille de ses petites manies de "vieux garçon" précautionneux, à l'opposé du mode de vie "baba cool" fait d'imprévus à laquelle aspire sa nouvelle compagne.

    A partir du moment où l'on passe un bon moment, que peut-on concrètement reprocher à cette comédie ? je n'ai relevé que deux, voire trois petits défauts, mais ils pimentent tellement ce film qu'ils sont aussi des qualités à mes yeux.

    L'anti-publicité contre la Bulgarie, par exemple, est acceptée bien volontiers tant elle donne lieu à des scènes caustiques. Les quelques scènes de sexe (dont l'une assez transgressive) sont à la base de répliques irrésistiblement satiriques et corrosifs.

    Les esprits les plus chagrins relèveront peut être que des trentenaires auraient peut être été plus à même de jouer ces rôles, encore que cette remarque resterait discutable sociologiquement.

    Une comédie aux accents libertaires très distrayante, dans la plus pure tradition française des comédies amoureuses, qui sait manier l'humour avec brio et qui prône la sincérité dans les rapports humains.

     

    MA NOTE GENERALE : 6,5 /10

     

     

    http://www.thefilm.fr/premieres-vacances-fr/

     

     

     

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  • La défense Lincoln (film, 2018)

    Crédit photo et vidéo : Lions Gate film, Lakeshore entertainment

     

    Résumé : Mickey Haller, avocat plutôt atypique, hérite d'une affaire assez spéciale : il doit doit défendre Louis Roulet (fils d'une riche famille) devant les tribunaux américains, lequel est accusé d'une agression violente et d'une tentative de meurtre. Au cours de cette affaire, il va se rendre compte que son client est peut être responsable du meurtre d'une autre femme...Un meurtre remontant à de nombreuses années, et pour lequel l'un de ses anciens clients purge une lourde peine de prison.

     

    Une interprétation pleine de justesse de Matthew McConaughey (alias Mickey Haller, l'avocat et personnage central), que certains d'entre nous ont déjà pu apercevoir dans l'excellente saison 1 de True Détective (voir ma critique ici).

    Hormis McConaughey et Marisa Tomei, le casting est famélique en terme d'acteurs réputés.

    Le scénario est parfois qualifié de "thriller juridique", tant l'aspect judiciaire occupe une place importante. Même si ce scénario n'est pas mauvais, tout le monde ne se réjouira pas forcément de passer autant de temps dans des joutes verbales au langage soutenu se déroulant dans les prétoires américains.

    C'est avant tout la personnalité hors norme du personnage principal et ses états d'âme qui gouvernent le film, d'autant que les rares scènes d'action ne sont pas très spectaculaires.

    Même avec un regard très sévère, il faut admettre que ce film dégage quelque chose de relativement intéressant, sans pour autant que l'on puisse s'extasier de joie.

     

    MA NOTE GENERALE : 6/10

     

     


     

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    How It End (Film, 2018)

    Crédit photo et vidéo : Paul Schiff Production, Sierra/affinity, Netflix

     

    Résumé : Un jeune avocat reçoit un coup de fil inquiétant de sa fiancée enceinte à Seattle : celle-ci raccroche brutalement après avoir été fortement inquiétée par quelque chose d'anormal qui s'est déroulé autour d'elle.  Comme les liaisons électriques et téléphoniques sont coupées (les médias évoquent un séisme), celui-ci et son beau-père vont tenter de retrouver sa trace en parcourant des centaines de kilomètres.

     

    Un film assez mauvais dans l'ensemble, malgré la présence de Théo James (connu pour son rôle majeur dans la série de films "Divergente") et de l'acteur confirmé Forest Whitaker dans les rôles principaux.

    Du scénario aux dialogues, il manque toujours quelque chose d'épicé quand tout n'est pas à revoir du sol au plafond.

    Complètement par hasard, j'ai parlé de ce film à un ami qui a eu la même réaction que moi au bout d'un certain temps : il s'est assoupi. (J'ai trouvé le courage de le voir jusqu'au bout en deux fois).

    Certes, il y a un peu d'action, oui, mais tout est tellement fade, mal cadré ou stéréotypé que l'on aurait presque envie de "zapper"...Le plus navrant, pour moi, étant les raccourcis faciles de certaines scènes (dignes des plus grands nanars) ou les trajectoires de vie complètement impensables de certains personnages.

    Clairement, il n'y a pas grand chose à en dire de plus, si ce n'est que le final est aussi une déception. 

     

    MA NOTE GENERALE : 3/10

     

     

     

     

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    Dix pour cent (série, 2018)

     Crédit photo et vidéo : Mon Voisin Production, Mother Production, Ce qui me meut, France Télévisions

     

    Résumé :  la vie de l'agence parisienne artistique ASK, chargée de représenter les intérêts d'acteurs célèbres, à travers la vie professionnelle et privée d'un groupe de 8 personnages. 

     

    Portrait au vitriol du milieu de la cinématographie...Ici, tout le monde ment à tout le monde : dans l'absolu, les agents espèrent faire leur commission (10% du cachet d'un acteur, d'où le titre). Cette dernière doit toujours être la plus importante possible lorsque les agents placent l'un de leur poulain dans un tournage. Pour mettre en relation les producteurs et les acteurs et toucher cette fameuse "com", tous les coups sont permis, sans aucune limite.

    Les acteurs ne sont pas épargnés non plus par la satire : pour obtenir un rôle quelconque ou de meilleurs conditions de tournage, cette production nous fait comprendre que certains sont aussi prêts à tout.

    C'est désolant, parfois attendrissant et aussi désopilant. Tout y passe : caprices de stars, révélations inattendus des paparazzis, conflits latents dans le milieu du show business, dérapages dans la vie privée avec des incidences sur la vie professionnelle, tentations de l'appât du gain à tous les étages...Sans oublier aussi, les comportement fantaisistes et les lubies d'artistes en tout genre.

    L'autodérision est omniprésente, et comme de nombreux acteurs se sont prêtés au jeu et pas des moindres (Citons pêle-mêle Camille Cotin, Line Renaud, Julie Gayet, Laura Smet, Gilles Lellouche !), nous sommes en droit de nous demander si ce n'est pas une sorte de catharsis générale du cinéma français.

    Sans pincettes avec les pratiques du milieu cinématographique, bien interprétée à tous les échelons et vraiment caustique, cette série est une respiration profonde et inespérée dans le cinéma français.

     

    * MA NOTE GENERALE (Saison 1) : 7,5/10 

     

     

     

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    Counterpart (Série, 2018)

    Crédit photo et vidéo : Starz, OCS Max

     

    Résumé : Howard Silk est employé à des tâches subalternes dans un bâtiment berlinois de l'ONU. Sa carrière est au point mort et sa femme est dans le coma...Mais sa vie va changer : il va découvrir que sous le bâtiment où il travaille, se cache un portail vers une sorte de monde parallèle où chacun d'entre nous possède un double de lui même...

     

    Une série qui peut apparaitre un peu tristounette ou austère au premier abord. En effet, l'on ne compte plus les bâtiments gris et peu engageants, les conditions météorologiques capricieuses (Pluie/brouillard/nuit/temps couvert), les accessoires et costumes classiques et sombres. Le but recherché est de nous rappeler l'atmosphère de la guerre froide, et c'est plutôt réussi, notamment en optant pour BERLIN comme lieu de tournage.

    Le personnage principal a la soixantaine "bien tapée" (Howard Silk interprété par l'acteur J.K Simmons), ce qui nous change un peu des bellâtres au corps d'Apollon généralement mis en avant dans la plupart des séries de ce type. 

    Il y'a de l'action, de l'espionnage, du contre-espionnage entre deux univers parallèles qui malheureusement se différencient trop peu...Il est assez courant de se demander, au hasard des scènes, où se situe exactement l'action (notre monde actuel ou l'autre ?) et qui est concerné. (l'être original ou "son double" ?)

    Le scénario se développe sur un tempo relativement lent,  ce qui ne l'empêche pas de surprendre régulièrement dans la plus grande simplicité, sans artifices visuels.

    Cette dernière caractéristique est un peu une constante de la saison 1 de cette série, qui a préféré nous intéresser au "vécu" des personnages principaux, quels que soient leurs mondes respectifs.

    Côté interprétations, les acteurs, J.K. Simmons en tête, font preuve d'une grande capacité d'adaptation.

    A mi-chemin entre James Bond pour l'élégance de sa partie action/espionnage et Derrick pour cette sobriété si habilement cultivée, Counterpart est une série de caractère qui prend son temps et sait ménager le spectateur.

     

    * MA NOTE GENERALE (SAISON 1) : 6/10

    * Dorénavant, les séries seront notées par saison, afin de mieux juger de leur qualité.

     

     

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