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    Le Jeu (Film, 2017)

     Crédit Photo et Vidéo : Mars Films

    Synopsis : Lors d'une soirée, des couples d'amis décident de jouer à un jeu : si l'un d'entre eux reçoit un mail, un SMS ou un appel quelconque, il devra le faire partager aux autres...

     

    Les quelques critiques que j'ai pu lire, notamment par le biais des réseaux sociaux, m'ont fait miroiter monts et merveilles de ce film. J'ai été déçu au gré de l'évolution du scénario, attendant vainement, à défaut d'un film d'anthologie, une séquence remarquable qui n'est jamais arrivée.

    L'idée de ce jeu était cependant un choix judicieux. Le casting, lui, ratissait large (Vincent Elbaz, Roshdy Zem, Fleur Fitoussi et Stéphane de Groodt pour les plus connus) pour attirer l'oeil du cinéphile, autant de promesses pour les amateurs de films français...

    Mais, comme vous l'avez parfois amèrement constaté, une bonne idée et un casting de premier ordre ne peuvent suffirent à faire un bon film. Or, dans celui-ci, il manque une âme, quelque chose capable de sublimer le talent naturel des acteurs.

    Commençons par parler de ce qui cloche le plus...Les dialogues, sans caractère la plupart du temps, qui ne parviennent jamais à nous émouvoir ou à nous faire rire, ne suscitant, au mieux, qu'une certaine gêne (et encore, à de très rares exceptions près). Plus embêtant, des propos sont incompréhensibles dans une ou deux scènes, mais mettons cela sur le compte de l'alcool d'une soirée entre amis, puisque c'est bien le contexte de ce film.

    Après les dialogues, passons le scénario au scanner... Un scénario à l'entame bien trop poussive, il faut bien l'avouer. Il n'y a en effet aucune situation réellement captivante dès le début...Et l'après, alors ?On a vaguement l'impression que tout est téléphoné et pioché dans des clichés éculés (l'adolescente rebelle, la femme trompée) pour les principales sources d'inspiration.

    A part le final qui ose surprendre un peu, tout est terriblement prévisible.

    Assez naturellement, les prestations de tous les acteurs sont nettement en deçà de leurs capacités réelles, de quoi nourrir beaucoup de regrets pour le scénariste et le réalisateur.    

    Mal fagotée malgré la présence d'acteurs de renom, cette comédie dramatique ne m'a pas convaincu du tout et m'a même complètement déçu.

    MA NOTE FINALE : 5,5/10

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  • Realive (film, 2018)

    Crédit Photo et vidéo : Arcadia Motion Picture  

     

    Résumé : Marc a la trentaine et vient d'apprendre qu'il est atteint d'un cancer incurable qui ne lui laisse qu'un an à vivre. Parallèlement, la médecine fait quelques progrès notables dans la cryogénisation. Pariant sur le fait que les scientifiques parviendront à réanimer un corps entier, il accepte d'être cryogénisé après sa mort. Bien des années plus tard, il devient le tout premier homme cryogénisé revenu à la vie, et découvre que tout ne se déroule pas comme il l'avait imaginé.

     

    Le synopsis laisse présumer un énième film sans intérêt particulier sur la cryogénisation. Le mythe de la vie éternelle a la dent dure, et il n'est pas interdit qu'un jour, les progrès scientifiques parviennent à ce point ultime : cryogéniser un corps entier pour le réanimer en temps voulu. 

    C'est un thème classique et récurrent du cinéma (souvenez-vous d'Hibernatus avec Louis De Funès).

    Ce film a la particularité de poser d'excellentes questions sur le sens d'une vie à travers les yeux de son personnage principal, Marc Jarvis. Nous le suivons pas à pas, de l'annonce de son cancer jusqu'à sa décision de se faire cryogéniser jusqu'à "sa renaissance", bien longtemps après. 

    Le talent de Tom Hughes (Alias Marc Jarvis) est de parvenir à nous intéresser dès le départ à l'histoire de ce type, qui, en pleine fleur de l'âge, apprend que sa vie va s'arrêter dans un an. Cette phase d'acceptation de la maladie est parfaitement dépeinte, tout comme le processus qui le mène à envisager la cryogénisation.

    Les qualités de ce film éclatent ensuite naturellement à l'écran, comme une fleur qui s'ouvre. Il n'y pas de gadgets technologiques exubérants dans le monde où se réveille Marc Jarvis, mais juste de l'anxiété, de la souffrance et des interrogations. 

    Le choix du mouvement des caméras est opportun à chaque fois, les dialogues sont parfois à la limite du mystique mais tellement enivrants que l'on en oublie totalement l'absence d'action. 

    Un film vraiment pétri de qualités, à commencer par l'exceptionnelle qualité de son fil narratif, qui nous pousse dans des retranchements psychologiques permanents.  

     

    MA NOTE GENERALE : 8,5/10

     

     

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  • Sobibor (film, 2018)

    Crédit photo et vidéo : Cinema Production, Fetisov Illusion, Karoprokat

     

    Résumé : l'histoire vraie de prisonniers du camps de concentration de Sobibor qui parvinrent à s'évader en 1943.

     

    La révolte de ces prisonniers à déjà fait l'objet de nombreuses adaptations cinématographiques sous différents formats (films, téléfilms) aux fortunes diverses.

    Difficile de restituer parfaitement le degré de cruauté et d'inhumanité qui devait régner dans ce camp, mais ce film réussit à nous dépeindre cette atmosphère malsaine et morbide dès les premières minutes.

    La suite est bien moins prenante et le scénario s'éteint lentement, du fait notamment du manque de charisme de ses acteurs (à part Christopher Lambert, tous les personnages allemands sont des caricatures) et de son côté trop politiquement correct et prévisible.

    Les futurs évadés ne sont pas très squelettiques et semblent, pour une large majorité, en très bonne forme physique et psychologique malgré cet enfer au quotidien.  Exit les émotions intenses qui auraient dû être les composantes majeures de ce genre de film, la personnalité et le passé des détenus étant survolés.

    L'aspect psychologique est lui aussi peu présent (à part quelques formes de sadisme du côté allemand, la ressenti des prisonniers est passé sous silence et n'est que brièvement effleuré)

    Le final est tout juste passable : lestée par une bande sonore soporifique et assez mal cadrée, cette évasion est très loin du spectacle que l'on était en droit d'attendre.

    Du coup, l'on se demande si le réalisateur n'a pas voulu tout bonnement se conformer à l'histoire sans jamais vouloir s'en écarter, quitte à rendre son film peu attractif aux yeux du grand public.

    Je n'ai pas pu résister à l'envie de faire quelques recherches historiques... N'y aurait-il pas aussi quelques imprécisions historiques au passage ? (nombre d'évadés de 300 selon Wikipédia et 500 selon ce film)

     

    MA NOTE GENERALE : 6/10

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  • Hostel 3 (Film, 2011)

    Crédit photo et vidéo : RAW NERVE, STAGE 6 FILM, RCR MEDIA GROUP

     

    Scénario : Après une soirée où l'alcool à coulé à flots, un groupe d'amis venu fêter un enterrement de vie de garçon de à Las Vegas  s'inquiète du sort de l'un d'entre eux qui ne donne plus signe de vie.

     

    Dans cette suite, les bases horrifiques d'HOSTEL demeurent les mêmes, à quelques variantes près. Pour faire simple, il s'agit pour le spectateur de faire connaissance avec quelques personnages clés avant qu'ils ne soient enlevés pour satisfaire l'esprit sadique de quelques personnes fortunées.

    Cela donne constamment un état de choc émotionnel ("Mon dieu, mais que fais-je ici ?", ndlr) de la part des personnes victimes de ces enlèvements qui se retrouvent subitement enfermées sans connaître leurs tristes sorts.

    Ce petit rappel effectué sur le fil directeur, passons au contenu...Un contenu bien trop indigeste, disons-le ouvertement.

    Les personnages majeurs sont caricaturaux, peu sympathiques et pas très bien interprétés. Les invraisemblances, trop nombreuses, viennent pourrir le plancher du scénario, tandis que les scènes horrifiques sont beaucoup trop rares et peu inventives.

    A force de tâtonnements, cette réalisation tendrait même vers le film d'action par inadvertance.

    Hormis peut être une scène, rien n'est fait pour que les amateurs du genre y trouve les quelques frissons du premier opus. 

    Le final accouche, tant bien que mal, d'une certaine leçon de vie (Sans spolier outre mesure, celui qui jette un boomerang en l'air doit s'attendre à un retour). A déconseiller au moins de 16 ans, bien entendu.

     

    MA NOTE GENERALE : 4/10

     

     

     

     

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  • Le Grand Bain (Film, à l'affiche actuellement)

    Crédit Photo et vidéo : Chi-Fou-Mi Productions, Les Productions du Trésor

    Le pitch :  Huit quadras à qui la vie n'a pas fait de cadeaux trouvent un exutoire dans des cours de natation synchronisée. Aidés par deux coachs (Delphine, alcoolique sevrée et Amanda, tétraplégique) ils vont devoir multiplier les efforts pour représenter la France à la coupe du monde de natation synchronisée en Norvège.

     

    Je n'avais entendu que du bien de cette production de Gilles Lellouche, l'heure est venue pour moi de livrer mes impressions.

    Dans le marasme actuel dans lequel se débat le cinéma français, ils s'agit vraiment d'une belle éclaircie, qui déroge un peu aux classiques habituels des comédies hexagonales. 

    Le Grand Bain se distingue d'abord par son scénario osé, dont l'on devine qu'il peut aisément servir de tremplin à des situations cocasses.

    Il se singularise aussi par un casting hors-norme (Efira, Poelvoorde, Canet, Foïs pour ne citer que les acteurs chevronnés) auquel vient se greffer Philippe Katerine, plutôt réputé pour ses chansons timbrées. (en voici une ici, pour ceux qui veulent s'y essayer).

    J'ai évoqué l'aspect extérieur, je vais maintenant parler du contenu de ce film. Après quelques minutes, j'ai clairement ressenti les ondes assez positives que cette oeuvre dégage, tant elle interroge sur la nature humaine en profondeur et avec simplicité.

    Cette entame passée, je me suis facilement laissé bercer par ces tranches de vie de quadras usés par la vie... Des individus faillibles, aux comportements qui reflètent parfaitement ceux de Monsieur tout le monde quand celui-ci est confronté à des obstacles qui peuvent sembler parfois insurmontables.

    Alors certes, Le Grand Bain comporte quelques imperfections (final prévisible à des kilomètres, dialogues souvent trop courts et notes d'humour trop légères).

    Qu'importe ces petits travers puisque l'essentiel réside dans le message qu'il transmet au grand public : croire en ses rêves, et peu importe l'opinion des autres.

    The Full Monty, en son temps, transformait des loosers anglo-saxons en stars de l'effeuillage l'espace d'une soirée. Le grand bain, lui, transfigure quelques dépressifs pour en faire des sportifs émérites le temps d'un championnat. Autant dire un bain de jouvence salvateur par les temps qui courent.

     

      MA NOTE GENERALE : 6,5/10

     

     

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