• Outfall (10x10, film, 2018)

    Crédit Photo et vidéo : Unstoppable entertainment, Dignity film finance, Altitude, Head Gear

     

    Résumé : Lewis est enlevée par un inconnu sur un parking. Après son kidnapping, celui-ci l'enferme dans une pièce capitonnée et insonorisée de sa maison afin de lui poser de curieuses questions sur son identité et sur son passé...

     

    L'acteur gallois Luke Evans (habitué des longs métrages anglo-saxons) et l'actrice Kelly Reilly (souvenez-vous de Wendy, la ravissante rouquine de l'auberge espagnole) se partagent l'intégralité de ce thriller qui a la particularité de se dérouler entre quatre murs.

    Question performance des acteurs, Kelly Reilly sort un grand jeu théâtral, puisque tout y passe ou presque dans le registre de l'angoisse, du désespoir ou de la haine. L'interprétation de Luke Evans est un peu moins riche en expressions faciales, mais elle largement suffisante pour nous inciter à poursuivre.

    Même si les idées directrices du scénario sont lumineuses, celui-ci pêche malheureusement dans beaucoup de compartiments majeurs.

    Pour commencer, Lewis a dû piquer de la potion magique à Astérix ou hériter des facultés de Wonder Woman dans certaines situations, car les invraisemblances dans les scènes d'affrontements physiques sont trop visibles.

    Autre mauvaise option choisie, les réactions de Lewis et Luke, stupéfiantes ou déroutantes. Leurs dialogues sont aussi trop courts, comme si chaque mot devait être scrupuleusement comptabilisé au tournage.

    Vraiment minimaliste, avare en seconds rôles ou en répliques, ce film présente néanmoins un petit intérêt pour son atmosphère lourde.

     

    MA NOTE GENERALE : 5,5/10

     

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  • Mortal Engines (film, 2018)

    Crédit Photo et vidéo : Media Rights Capital, Universal Pictures, Wingnut Films

     

    Résumé :  Plusieurs centaines d'années après une guerre cataclysmique, des villes autotractées ont envahi la terre. Dans ce monde sans pitié, elles ne se font aucun cadeaux entre elles. Dans l'une d'entre elles (Londres), Tom Nasworthy va faire la connaissance de Hester Shaw, une femme dont la tête est mise à prix. Tom et Hester vont devoir apprendre à se connaître et vont jouer un rôle majeur dans le destin de l'humanité...

    Christian Rivers est un réalisateur qui compte à son actif de belles réussites cinématographiques (le seigneur des anneaux, le Hobbit), lesquelles ont été rappelées sur l'affiche ce blockbuster américano-néo-zélandais tiré d'un roman de Philip Reeve. 

    Si son empreinte et belle et bien visible sur les effets spéciaux (visuellement, il y a en effet de quoi être estomaqué), tout le reste perd petit à petit de son intérêt au fil du récit.

    Certes, d'aucun apprécieront la poésie d'une machine volante "piquée" à Léonard de Vinci, quand d'autres se réjouiront sans doute de quelques références culturelles rigolotes (les Minions et, de manière plus imagée, Terminator). Les plus attentifs pourront aussi se délecter de costumes racés.

    Mais il ne faut pas s'en cacher, les artifices visuels, omniprésents, sont les seuls éléments de nature à capter l'attention au bout d'une heure, tant les agitations incessantes de ce couple improbable fatiguent énormément. 

    Tout est bien trop caricatural, des acteurs (à la plastique irréprochable) aux scènes. Soyez tranquilles, chers téléspectateurs, le très méchant (qui se révèle trop tôt), les gentils, les ignorants et les héros principaux auront la fin la plus acceptable possible...

     

     MA NOTE GENERALE : 5,5/10

     

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  • Plan coeur (série, 2018)

    Crédit Photo et vidéo : NETFLIX

     

    Résumé : Elsa ne parvient pas à sortir la tête de l'eau après une rupture amoureuse. Pour l'aider à tirer un trait sur son ex, l'une de ses meilleures amies va lui offrir les services d'un escort boy sans lui en parler... Mais ce stratagème ne se déroulera pas comme prévu.

     

    Une comédie guillerette, assez libérée et moderne qui m'a rappelé le film l'arnacoeur par cette façon d'aborder les relations hommes/femmes en mélangeant allègrement romance et satire.

    Sous un regard plus exigeant, les répliques ne sont pas très enlevées mais elles ont le grand mérite d'être d'un naturel souvent déconcertant, au plus proche de ce que nous pouvons entendre dans la vie de tous les jours.

    La complicité manifeste des acteurs produit une certaine alchimie à l'écran, au point de les rendre tous terriblement humains et attendrissants. 

    Jamais à court d'idées saugrenues et d'une simplicité élémentaire, le scénario est débordant d'énergie positive. 

    Même si cette production française me parait quand même prédisposée à attirer plus de spectatrices que de spectateurs dans ses filets, il s'en dégage une sensation de fraîcheur assez agréable.

     

     MA NOTE GENERALE : 6/10

     

     

     

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  • Jusqu'à la lie (film d'auteur, 2018)

    Crédit Photos et vidéos : Christian le Hémonet, Alban Ferrand, Yann Lerat, Cécile Peyrot
     
     
    Ce film français continuera sa vie dès l'année prochaine dans des festivals, j'ai eu le plaisir de le visionner en avant-première.
     
     
    Résumé : Huit ans après qu'un pacte ait été conclu entre eux, Charlotte harcelée au téléphone, cède et accepte le rendez-vous d'Ulysse qu'elle prévoit particulièrement éprouvant. Un honteux secret les lie. Autrefois endettée, elle avait alors accepté l'inacceptable.
    Ce beau célibataire qu'un ami lui avait présenté était-il l'amoureux inconsolable d'une liaison passée ou un déséquilibré?  Et cet enfant qu'elle évoque à demi-mots, est-il vivant, mort ou imaginaire ?
    Durant tout un après-midi ce couple improbable se déchirera, d'abord à fleurets mouchetés, puis de plus en plus violemment jusqu'au cruel dénouement.
     
     

    Dans une sorte de jeu du chat et de la souris permanent entrecoupé de quelques flash-back réguliers (vraiment appréciables pour sortir du huis clos assez sombre et goûter à une atmosphère plus légère), les acteurs principaux Yann Lerat (Alias Ulysse) et Cécile Peyrot (Charlotte) ne cessent de faire naître des interrogations dans l'esprit des téléspectateurs.    

    La plupart des scènes ont été filmées dans une vaste demeure cossue. Les cadrages sont bien maîtrisés et témoignent d'un grand sens artistique. La musique classique m'a semblé finement intégrée et adaptée au contexte lorsqu'elle était présente.

    Les dialogues, souvent très érudits (peut être trop ?), sont un cran au dessus de ce que l'on peut entendre dans beaucoup de productions françaises d'aujourd'hui et ils nécessitent d'avoir l'oreille particulièrement attentive

    Pour ce qui est des acteurs, Yann Lerat habite parfaitement ce rôle de personnage précieux, un brin dérangé. J'avais déjà découvert cet acteur dans "au nom de la vérité - un coeur à prendre" (TF1), et je lui avais trouvé un certain talent. (voir par exemple ci)

    En revanche, Cécile Peyrot est une actrice que je ne connaissais pas (voir ici). Elle réalise ici une belle interprétation de cette femme tourmentée et rattrapée par son douloureux passé. 

    J'ai noté aussi l'apparition furtive de Murray Melvin, qui, naguère, obtint le prix d'interprétation masculine pour un goût de miel (Festival de Cannes, 1962).

    Nonobstant quelques longueurs dans le scénario et de petites imperfections sonores, Jusqu'à la Lie est une comédie dramatique dont j'ai apprécié la thématique (la paternité) et le degré de raffinement. Elle surpasse certaines comédies dramatiques qu'il m'ait été donné de voir. Au vu de ses qualités évidentes, je lui souhaite donc un très beau parcours dans les festivals.  

     

    MA NOTE GENERALE : 6,5/10

    Jusqu'à la lie (film d'auteur, 2018)

     

     

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  • Munich (film, 2006)

    Crédit Photo et Vidéo : Dreamworks SKG, Amblin entertainment, Universal pictures, The Kennedy/Marshall Company, Barry Mendel Productions, Alliance Atlantis communications, Penninsula Films

     

    Résumé : après l'assassinat d'une équipe olympique israélienne en 1972 par les palestiniens, les israéliens organisent une riposte pour tuer les commanditaires de cet attentat. Les autorités supérieures israéliennes décident de charger un commando de cette besogne, commando qui doit opérer essentiellement en Europe. Ce dernier, composé notamment d'un artificier, d'un ancien soldat et d'un faussaire se verra confronté à de nombreuses difficultés avec l'accumulation des meurtres.

     

    Du côté des acteurs, le contingent français est vraiment impressionnant (Kassovitz, Amalric, Attal, Croze, Lonsdale, Bruni Tedeschi), mais l'on compte aussi bon nombre d'acteurs anglo-saxons réputés au niveau international tel Eric Bana (Hector dans Troie), Daniel Craig (James Bond), ou encore Geoffrey Rush (capitaine Barbossa, pirates des caraïbes), pour une liste loin d'être exhaustive !

    Avec Steven Spielberg aux manettes de la réalisation, l'on était en droit d'attendre le meilleur...Et effectivement, c'est bien le haut du pavé cinématographique auquel nous avons affaire de bout en bout, que l'on parle en terme de suspens, d'action, de rebondissements, d'effets spéciaux, voire même d'états d'âmes des personnages principaux.

    A ce niveau de conception, les défauts ne sont que très peu perceptibles voire insignifiants, et il faut peut être les chercher du côté des dialogues ou de la différence entre la romance et l'aspect historique.

    Quoi qu'il en soit, cette production reste d'une grande intensité émotionnelle sans jamais faillir une seconde, malgré une durée conséquente (2h44) qui pourrait en refroidir plus d'un(e).

     

    MA NOTE GENERALE : 7,5/10

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